Daisia Iridifolia
Daisie a Feuilles D’sIris
Daisie a Feuilles D’sIris
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 54
- 原书页码
- p.54
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.48∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Daisia iridifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.9%,叶色 3.2%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 7%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
我来立久无所得,空数石上菖蒲生。
—— 宋·王安石《九井》
“我来立久无所得”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1802 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Daisia Iridifolia,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 54,见第 54 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Daisie
Character genericus
Spatha diphylla, valvalis subfoliaceis, oppositis. Corolla monopetala, supera, rotata, sexpartita, post florescentiam scissa et caduca; tabo nullo; laciniis acuminatis; stamina tria, libera, ime corolla inserta. Stylus unicus. Stigmata tria, gracilia. Capsula trilocularis, depressa, trigona; angulis divaricatis, superne dehiscentibus. Decand. Bull. Philom. n. 8o.
Observations
Les Diasies ont jusqu’à présent été confondues avec les Glayeuls, dont elles diffèrent, non-seulement par le port, mais encore par leur corolle, dépourvue de tube, et qui tombe après la loraison, aussi bien que par leur capsule à trois angles très-prononcés, ou plutôt à trois ailes saillantes. Elles ont quel ques rapports avec les Ixias par le port, mais elles s’en distinguent par les mêmes caractères que nous venons d’énumérer; l’absence du tube de la corolle semble les rapprocher des Morées, mais les divisions de leur fleur sont sensiblement égales, et leurs stigmates ne sont point dilatés en pétales.
Les naturalistes ont déjà consacré divers genres de plantes à la mémoire des navigateurs les plus célébres: les noms des Colomb, des Cook, des Bou-gainville, etc., servent maintenant à désigner des végétaux originaires des pays qu’ils ont découverts. J’ai de même consacré le genre nouveau que je décris ici à la mémoire de Bartholomé Dias, voyageur portugais, qui, à la fin du quinzième siècle, a découvert le Cap-de-Bonne-Espérance, et a ainsi puissamment contribué à étendre le domaine de l’Histoire naturelle. Les deux espèces de Diasies que nous connaissons sont originaires du Cap-de-Bonne-Espérance.
Description
La racine de cette singulière espèce d’Iridée est composée d’une bulbe tu-béreuse, arrondie, de la grosseur d’une noisette, qui émet par sa base des radicules simples et fibreuses, et qui pousse par son sommet une tige grêle, cylindrique, haute de 3–4 décimètres, feuillée dans le bas, nue dans la partie supérieure, et divisée en quelques rameaux greles et singulièrement étalés.
Les feuilles sont placées sur le bas de la tige, disposées sur deus rangs, un peu divergentes, engainantes par leur partie inférieure, fortement comprimées à la manière des feuilles d’Iris, de manière à présenter un limbe oblong, aigu, large de 15 millimètres à sa base: quelquefois l’aisselle de la feuille supérieure donne naissance à une branche qu’elle engaine dans une partie de sa longueur; les plus longues de ces feuilles n’atteignent pas un dé cimètre, c’est-à-dire, le tiers de la hauteur de la tige.
Les fleurs sont sessiles, éparses, dispersés de loin en loin sur la tige et les rameaux: ceux-ci portent, à leur origine, deux ou trois bractées linéaires; chaque fleur sort d’entre deux bractées opposées, membraneuses, concaves, ovales, un peu pointues, persistantes et presque égales entre elles.
La corolle est jaunâtre, marquée sur chaque lanière d’une raie purpurine; elle n’a pas de tube, mais elle est divisée en six lobes profonds, lancéolés et trés-acérés; le lobe supérieur est un peu plas grand que les autres; cette corolle est posée sur l’ovaire, dont elle se détache d’elle-même d’une manière très-marquée, après la floraison.
Du fond de la fleur naissent trois étamines courtes, blanchätres, dirigées du côté supérieur de la corolle, un peu courbées au sommet, et chargées d’anthères ovoïdes. Devant les étamines se trouve un style grele, court, filiforme, divisé en trois stigmates étalés. Ce style tire son origine de l’ovaire, qui est placé sous la corolle; cet ovaire est très-gros, de couleur verte, et divisé en trois lobes divergents. Il se change en une capsule déprimée, à trois lobes, à trois valves, à trois loges, qui souvrent par trois fentes placées à la face supérieure; les graines sont nombreuses, disposées sur deus rangs dans chaque loge, et attachées à leur angle interne.
Histoire
La Diasie à feuilles d’Iris est originaire do Cap-de-Bonne-Espérance; selon Thanberg, elle y fleurit en automne. Elle a été apportée en Europe par sire Francis Masson, l’année 1787. ♃.
Cette espèce singulière est enltivée dans le jardin de la Malmaison, dont madame Bonaparte veut bien nous permettre d’étudier les richesses.
Observations
Outre la Diasie à feuilles d’Iris, dont nous venons de donner la description, il en existe une seconde espèce que nous désignerons par la phrase et les synonymes suivants:
- Diasia graminifolia. D. foliis rectis, linearibus, scapo ferè longioribus. Decand. Bull. Philom. n. 80.
- Gladiolas gramineus. G. petalis lanceolatis, setaceo-acuminatis. Lin. f. suppl. 95.* excl. syn. Pluk.
- Gladiolas gramineus. G. corolle tubo brevissimo laciniis subeequalibus, aristatis, scapo paniculato Jacg. Ic. rar. 2. t. 236. Coll. 3. p. 303.*
- Asphodelus foliis planis, caule ramoso, foliis acutissimis. Mill. Icon. p. 38. t. 56.
Cette espèce dillère de la précédente par ses feuilles droites, linéaires, égales à la longueur de la hampe; par ses flears portées sur un court pédi-celle, et munies à leur base de deus bractées alongées; par sa corolle blanche marquée d’une raie coquelicot sur chaque lanière: elle est quelquefois bulbi-fere. Le synonyme de Plukenet, cité par Linné fils, appartient à une plante dont la fleur est à einq divisions, et peut-être à une espèce de Claytonia. Le synonyme de Thunberg me parait appartenir à la Diasie à feuilles d’Iris, quoiqu’il dise que sa plante a la fleur blanche.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Diasia iridifolia. D. folis subdistichis scapo brevioribus. Decand. Bull. Philom. n. 80.
- Gladiolus gramineus. G. polystachius, scapo laso, spicis capillaribus, flexuosis; foliis ensiformibus, corollâ sexpartitâ absque tubo. Andr. Bot. rep. 1. t. 62. excl. syn.
- Gladiolas gramineus. G. polystachius, scapo laxo, spicis capillaribus, flexuosis; foliis ensiformibus, glabris. Thunb. diss. n. 26. prodr. 9. excl. syn.