Montbretia Securigera
Montbrétie Porte-Hache
Montbrétie Porte-Hache
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 53
- 原书页码
- p.53
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 2.13∶1
- 1802 年刊
- 图版 53
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Montbretia securigera:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.8%,叶色 4.7%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 2.13∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 13%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。试着用拇指遮住空白处——画面立刻变闷;放开,它才重新“喘上气”。留白,是给主体让出的气口。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
想见西堂浑不睡,明朝踏湿看菖蒲。
—— 宋·范成大《病中絕句八首 其七》
“想见西堂浑不睡”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 53,见原书第 53 页。图谱是集体工程:绘图、刻版、上色、编纂各有其人,署名的往往只有第一个。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1802 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。画面主体为 Montbretia Securigera,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 53,对应原书第 53 页,版式为纵幅,设色以黄为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Montbretia
Character genericus
Spatha diphylla, seariosa. Corolla monopetala, supera, infundibuliformis, sexfida; auricula tres, callosse, sessiles, perpendiculares, in laciniarum trium inferiorum pagina supera solitaria. Stamina tria, libera, imo tubo inserta. Stylus unieus. Stigmata tria gracilia. Capsula trilocularis. Decand. Bull. Philom. n. 8o.
Observations
Ce genre diffère du Glayeul par la présence de trois oreillettes calleuses, perpendiculaires sur la surface interne des trois lanières inférieures de la co-rolle. Cet organe, qu’on ne retrouve dans aucune autre plante de la famille des Iridées, me semble assex singolier et assez important pour nécessiter la formation d’un nouveau genre; cette innovation parait encore autorisée par le nombre considérable des espèces qui composent le genre Glayeul. Quelle est la nature de ces oreillettes calleuses? Un botaniste, justement célèbre par la sagacité de ses observations et l’étendue de ses connaissances, a soupconné qu’elles sont peut-être des étamines avortées: cette idée semble confirmée par le nombre remarquable d’étamines avortées quon observe dans plusieurs plantes qui appartiennent à des familles voisines, telles que les Balisiers et les Bananiers: je n’hésiterais pas à l’admettre, si les trois étamines des Montbréties étaient insérées A la base des trois lanières qui ne portent pas d’oreillettes, mais il en est tout autrement: ici, comme dans toutes les Liliacées à trois étamines, les organes males naissent devant les lanières extérieures de la co-rolle: en sorte que, dans la Montbrétie, deux des étamines naissent sur des lanières sans oreillette, et la troisième nait à la base de la lanière qui porte Toreillette intermédiaire: et c’est la même nervure longitudinale qui porte d sa base l’étamine, et, vers le milieu de sa longueur, l’oreillette calleuse; je pense donc, d’après cette observation, que ces nectaires particuliers aus Mont-bréties n’ont aucun rapport avec la nature des étamines, et sont plutöt des protubérances de la corolle.
J’ai consacré ce genre à la mémoire de mon malheureux ami Antoine-François-Ernest Coquebert-Montbret, jeune botaniste distiogué par son zèle et ses connaissances, membre de la Commission des Arts attachée à l’expédition d’Egypte, et que la peste a enlevé aux sciences au moment où nous allions jouir du fruit de ses travaux, le jour même où ses compagnons de voyage s’embarquaient pour revenir en France.
Description
La Montbrétie porte-hache a quelque analogie par son port avec lIxia sa-fran, mais elle se rapproche des Glayeuls par la plapart des caractères.
Sa racine est composée de deus petites balbes blanchätres, posées obliquement Tune sur l’autre, arrondies, déprimées, qui émettent à leur base des radicules blanches, simples et cylindriques. La tige est solitaire, herbacée, droite, simple, cylindrique, glabre, garnie à sa base seulement de cing ou six feuilles un peu engainantes, oblongues, en forme de glaive, pointues, droites, presque disposées sur deux rangs.
Au sommet de la tige se trouvent trois à cing fleurs disposées en épi ordinairement simple; ces fleurs sont sessiles, écartées les unes des autres, et chacune d’elles est munie à sa base de deux bractées scarieuses, striées, qui embrassent l’ovaire; la supérieure est terminée par deux dents, et on en compte trois au sommet de l’inférieure.
La corolle est posée sur l’ovaire, en forme d’entonnoir, et d’un jaune tirant sur l’orange; son tabe est court, évasé en une gorge assez large; son limbe est composé de six lanières ovoïdes, obtuses, presque égales entre elles; les trois inférieures sont chargées à leur surface supérieure d’une oreillette ver-ticale, de couleur pale, entourée d’une tache rougeâtre. A la base du tube sont insérées trois étamines, dont les filaments sont jaunâtres, plus courts que le limbe et les anthères linéaires, et de couleur lilas.
Lovaire est inférieur, à trois angles arrondis, caché par les bractées; le style est simple, filiforme, divisé en trois stigmates étalés. Le fruit est une capsule à trois loges et à trois valves.
Histoire
Cette plante est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance.
Elle est cultivée dans le riche jardin de la Malmaison: sa floraison, dans nos serres, a lieu au milieu du printemps. ♃.
Observations
Cette espèce est certainement le Gladiolus securiger de Curtis; mais est-ce le Gladiolus securiger, ou le Gladiolus flavus d’Aiton? Par la couleur de sa fleur, elle se rapproche de cette dernière espèce; mais le caractère tiré des bractées aiguës ou obtuses ne me parait d’aucune importance: j’ai sous les yeux des échantillons qui portent des bractées de forme assez diverse, tantôt aigues, tantôt obtuses. Les deux espèces d’Aiton sont-elles véritablement distinctes?
Au reste, si elles sont des plantes différentes, elles doivent l’une et l’autre être rapportées au genre Montbrétie.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La corolle ouverte.
- Le pistil.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolus securiger. Curt. bot. mag. t. 383.
- Gladiolus flavus. G. foliis lanceolato-ensiformibus, plania, fance labii superioris trilaminatâ; laminis unguiformibus, perpendicularibus, bracteis acuminatis. Ait. Kew. 1. p. 65. Wild. Spec. 1. p. 218.