Gladiolus Lineatus
Glayeul Rayé
Glayeul Rayé
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 55
- 原书页码
- p.55
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.53∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Gladiolus lineatus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.2%,叶色 2.7%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 10%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
东风夜放花千树,更吹落、星如雨。
—— 宋·辛弃疾《青玉案·元夕》
借来写球根花田:一夜间千茎齐发,正是早春园中最像“放花千树”的景象。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1802 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Gladiolus Lineatus”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 55,见第 55 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Les caractères précis de cette espèce de Glayeul sont difficiles à tracer; mais on la reconnait sans peine à sa fleur pâle et presque transparente, relevée par des veines noirâtres et anastomosées entre elles. Cette fleur ressemble un peu, par sa forme, à celle de l’Ixia safran: elle est placée sur l’ovaire, légèrement courbée, d’un jaune pale tirant un peu sur le rouge, presque en forme d’entonnoir, et divisée, au-delà du milieu de sa longueur, en six lanières éta-lées; les trois supérieures sont ovales, et celle du milieu est plus large que les deux autres; les trois inférieures sont oblongues et presque pointues.
Si nous ouvrons cette fleur, nous y trouvons trois étamines dont les filaments sont insérés au fond de la corolle, un peu courbes, légèrement com-primés, égaux à la longueur da tube, et d’une couleur jaunatre; les anthères sont droites, brunes, linéaires, et émettent un pollen jaunâtre, par deux fentes placées à leur face externe: entre les étamines sélève un style droit, filiforme, qui dépasse la hauteur des anthères, et qui se divise au sommet en trois stigmates grêles, étalés, pabescents, rougeâtres, et légèrement fourchus à l’extré-mité; ce style tire son origine d’un ovaire placé sous la corolle, caché entre deux bractées membraneuses, à trois angles obtus, et qui se change en une capsule à trois loges et à trois valves.
Les fleurs que nous venons de décrire se trouvent, au nombre de sept ou huit, disposées en épi simple au sommet de la tige; elles sont sessiles, entre deux bractées striées, dont l’une se divise en trois lobes aigus, et l’autre en deux seulement. La tige est cylindrique, grêle, feuillée i sa base, presque nue dans le reste de sa longueur, hante de 8–10 décimètres, flexueuse et presque tombante lorsqu’elle est abandonnée à elle-même; les feuilles naissent de la racine, et atteignent presque la longueur de la tige; leur largeur est de 7–8 millimètres: elles sont linéaires, pointues, glabres, faibles, d’un vert légèrement glauque, engainées à la manière des feuilles d’Iris; les feuilles supérieures sont concaves, et ressemblent à des bractées.
La racine est une bulbe tubéreuse arrondie, brunâtre en dehors, un peu déprimée, et dont la grosseur est à peu près celle d’une petite noix.
Histoire
Le Glayeul rayé est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
On le cultive dans quelques jardins de botanique; c’est dans celai du Muséum d’Histoire naturelle que nous avons eu occasion de l’observer.
Il y a lleuri au commencement du printemps dans la serre chaude; sa culture est la même que celle des autres espèces de ce genre.
Observations
Aiton avait regardé cette plante comme une simple variété de l’Axia squalida; Salisbury et Curtis l’en ont séparée avec raison: elle en diffère en effet, parce que les divisions de la corolle sont entières au sommet, nullement tachées à leur base, et que sa fleur est d’un jaune pâle et, plus sensiblement rayée.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- 2. Les bractées.
- La corolle ouverte.
- Le pistil.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolas lineatus. G. corolla limbo tabo quadruplo longiore incurvo patente, laciniis ellipticis extas, lineis tribus parallelis, suprema majore, exterioribus retusis. Salisb. prodr. p. 40. Curt. Bot. mag. t. 487.
- Ixia squalida var. β. stricta. Ait. Kew. 1. p. 61. Wild. Spec. 1. p. 206.