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Morœa Iridioides - The Liliaceae
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Morœa Iridioides

Morée Fausee-Iris

Morée Fausee-Iris

Plate 45 · p.45 · 1802 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 绿

合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1802
图版号
Plate 45
原书页码
p.45
主色
绿
授权
Public domain

关于本图版

《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。画面主体为 Morœa Iridioides,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。

该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 45,对应原书第 45 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Cette plante attire l’attention par la variété des couleurs dont sa corolle est décorée; elle est très-voisine des Iris, à cause de ses stigmates grands et colorés comme des pétales; néanmoins, elle est classée avec raison parmi les Morées, parce que les six divisions de sa corolle sont étalées et presque égales entre elles.

Ses racines sont des fibres simples, cylindriques, blanchâtres, peu diver-gentes; les feuilles naissent du collet: elles sont disposées comme un éventail ouvert, engainantes à leur base par un de leurs angles, et très-fortement comprimées a la manière des Iris, lancéolées, oblongues, aiguës, glabres, d’un vert foncé, longues de a ou 3 décimètres. Du milieu, ou plutôt à côté des feuilles, nait une tige droite ou un peu flexueuse, cylindrique, un peu com-primée, simple ou rarement branchue, un peu plus longue que les feuilles, garnie çà et la d’écailles engainantes, qui sont des feuilles avortées.

Au sommet de cette tige se trouvent les fleurs; elles sont en petit nombre, s’épanouissent successivement et sortent d’une spathe foliacée. Ces fleurs n’ont pas d’odeur, mais sont agréablement mélangées de blanc, de jaune et de bleu. La corolle est posée sur l’ovaire, divisée en six lanières profondes étalées, dont trois intérieures blanches, oblongues, un peu aiguës, et trois extérieures plus grandes, munies d’une nervure longitudinale plus prononcée, ornées vers leur base de six petites taches jaunes sur l’un et l’autre côté de la nervure, et vers le sommet de longlet d’une tache plus grande, à peu près triangulaire et de la même couleur; la corolle se flétrit et persiste quelque temps après la floraison; à cette époque, ses lanières se roulent en dessus du sommet à la base.

Les trois étamines ont des filaments distincts, élargis et épais à leur base, en forme d’alène vers le sommet, droits, fermes, chargés d’anthères blanches, droites, linéaires, qui souvrent du côté extérieur; sous la corolle se trouve lovaire, lequel est triangulaire, sillonné, glabre et d’un vert foncé; le style est blanc, très-court; les trois stigmates sont grands et dilatés comme des pé-tales, d’un lilas clair, droits, fendus à leur sommet en deux parties aiguës.

Cette plante porte, après sa floraison, une capsule droite, cylindrique, tronquée au sommet, à trois angles arrondis, à trois valves, à trois loges, dans chacune desquelles se trouvent plusieurs graines: celles-ci sont noirätres, aplaties, posées les unes sur les autres dans les loges, attachées au côté intérieur des parois rentrantes des valves; leur forme est triangulaire, et le côté extérieur est convexe, comme la loge elle-mème qui les renferme

Histoire

La Morée fausse-Iris est originaire du Levant, et a été particulièrement observée aux environs de Constantinople par le botaniste italien Tilli, auquel nous devons la connaissance de cette plante.

On la cultive depuis long-temps au Jardin des Plantes, et dans la plupart des jardins de botanique; elle mérite d’obtenir une place dans les parterres des amateurs, non-seulement à cause de l’agrément de sa fleur, mais par la facilité de sa culture: on la multiplie par la division des racines ou la séparation des jeunes pousses; ses feuilles restent vertes toute l’année; sa floraison a lieu à l’entrée de l’été: pendant cette saison, elle ne redoute point la sécheresse, reste privée d’eau plusieurs mois sans paraitre en souffrance, et se plait particuliè rement sur les gradins exposés au soleil.

Explication de la planche

La Plante de grandeur naturelle.

  1. L’ovaire surmonté des stigmates et des étamines.
  2. Une des lanières extérieures de la corolle.
  3. La capsule avec le pédicelle.
  4. La capsule trouvée en travers pour montrer les trois loges.
  5. Une graine.

Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.

  • Morœa iridioides. M. scapo tereti, folis distichis linearibus, flore subsolitario terminali. Thunb. diss. n. 18. Wild. Spec. 1. p. 244.
  • Morœa iridioides. M. foliis ensiformibus. Lin. Mant. 28. Giseck. Ic. fasc. 1. t. 3. Jacq. hort. Schœnbr. 2. t. 196.
  • Morœa iridioides. M. foliis ensiformibus, stigmatibus bifidis petaloideis. Lam. Dict. 4. p. 274. Illustr. n. 487. t. 31. f. 1.
  • Morœn iridioides. Gærin. fruct, t. p. 40. t. 13. f. 2. F.-I.
  • Morœa spathâ unillorâ, foliis gladiatis, radice fibrosâ. Mill. Icon. p. 159. t. 239. f. 1.
  • Iris orientalis pumila semper virens, gramineo acuto rigido folio, flore luteo et cœruleo misto inodoro. Till. Pis. 89. t. 33.

十观

这不是词条,是一条看画的次序:先站定看整体,再认名字、品形色、观构图与刀工——想动笔临它的人,刀工那一段替你标了该学什么;行至中途停下,听一句中国诗——同一朵花,古人是怎么看的;然后是花语、时与地、书与人;最后读一句古文,带走一双看画的眼。

  1. 第一眼

    夫象物必在于形似,形似须全其骨气。

    —— 唐·张彦远《历代名画记》

    形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。

  2. 名与实

    没有学名可依,就看题名:题名里往往藏着产地、赠者或一句形容。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅既无通行中文名,学名也不可靠,只能以原书题名相称——图谱里总有几幅这样的图,只能靠画面本身说话。

  3. 形与色

    就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.3%,叶色 4.7%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。

  4. 构图与呼吸

    画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.55∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 22%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。老图谱爱把主株摆在偏中线的位置,左右留得不一样多:这一点偏心,正是画面活起来的原因。

  5. 一刀一色

    十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。

  6. 诗境

    彼泽之陂,有蒲菡萏。有美一人,硕大且俨。

    —— 《诗经·陈风·泽陂》

    蒲即香蒲,与菖蒲同列水泽之草。三千年前的水边,人看见的是草,想起的是人——这是中国咏物诗最早的语法。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。

  7. 花语

    中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。

  8. 时与地

    暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。《百合科植物图谱》成于1802-1816;看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。

  9. 书与人

    《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 45,见原书第 45 页。图谱是集体工程:绘图、刻版、上色、编纂各有其人,署名的往往只有第一个。

  10. 文心

    五月五日,采艾以为人,悬门户上,以禳毒气。

    —— 南朝梁·宗懔《荆楚岁时记》

    端午悬艾与菖蒲,是把植物当药、也当符。鸢尾与菖蒲同科,古书里常并提;看这类图版时,不妨想起门楣上那一束。《本草纲目》列鸢尾、菖蒲于草部,记菖蒲“一寸九节者良”;《荆楚岁时记》载端午“采艾以为人,悬门户上”,菖蒲并悬,是千年未改的旧例。中外的分别不在谁高明,而在问的问题不同:欧洲问它是什么,中国问它像谁。两个问题都答了,一幅图才算读完。

带走一双眼睛

鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1802 年的那个季节。

Gladiolus Inclinatus 上一张图版
Gladiolus Inclinatus

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