银叶树属
Heritiera Tinctorum
Heritiera des Teinturiers
- 中文名
- 银叶树属
- 学名
- Heritiera des Teinturiers
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 247
- 原书页码
- p.247
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.05∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Heritiera tinctorum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。中文名“银叶树属”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.8%,叶色 4.8%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 12%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
蓝田日暖玉生烟。
—— 唐·李商隐《锦瑟》
借玉烟之蓝,说鸢尾之色:不是颜料里的蓝,是光在薄瓣上散开的那一层雾。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1809 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体是银叶树(Heritiera Tinctorum),在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 247,对应原书第 247 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une racine fibreuse, vivace, d’un rouge de vermillon, donne naissance à une tige cylindrique, feuillée, haute de trois à six décimètres, grosse comme un tuyau de plume à écrire, glabre dans sa partie inférieure, velue dans la supérieure. Autour de cette tige s’élèvent six ou huit feuilles radicales engainées à la base, comprimées en forme de glaive, linéaires, aigues, glabres, longues de trois à quatre décimètres, larges de six à huit millimètres. Quelques feuilles pareilles, mais plus courtes, naissent de la tige elle-même. Les plus élevées sont un peu velues.
Les fleurs, supportées par des pédoncules courts, rameux et velus, forment au sommet de la tige une corymbe assez serrée. Elles sont accompagnées par des bractées lancéolées de la même longueur qu’elles, un peu foliacées et velues.
Le périgone est un pen tubuleux, long de dix a douze millimètres, couvert extérieurement d’un duvet laineux blanchätre, glabre et de couleur orangée à l’intérieur, divisé assez profondément en six lanières, dont trois extérieures, linéaires et plus petites, se roulent en dehors en se desséchant avant l’entier épanouissement de la tleur; trois intérieures lancéolées ne font que s’étaler un peu au sommet, et acquièrent un développement plus considérable.
Les étamines sont au nombre de trois, un peu plus longues que le périgone, à la base duquel elles sont insérées. Leurs filaments sont capillaires et supportent des anthères oblongues, rétrécies en pointe au sommet, vacillantes et de conleur jaune.
L’ovaire est arrondi et recouvert du meme duvet que le périgone, auquel il est soudé, mais qui ne parait pas changer de nature en cet endroit. Il supporte un style filiforme presque aussi long que les étamines, incliné de manière à faire avec l’axe de la fleur un angle très-ouvert, et terminé par un stigmate à trois lobes très-peu prononcés.
Le fruit est une capsule triangulaire à trois loges, couronnée par le périgone, qui est persistant. Chaque loge renferme un petit nombre de graines orbieu-laires aplaties.
Histoire
L’Heritiera des teinturiers croit dans les parties méridionales de la Caroline, de la Géorgie et de la Floride. Elle fleurit en juin. Ses racines et ses semences donnent par la simple infusion une couleur rouge analogue à celle de la Ga-rance, mais peu solide et peu usitée.
Cette plante a été dédiée par Gmelin au célèbre et infortuné L’Héritier, qu’une mort prématurée et tragique a ravi depnis à ses amis et à une science qu’il cultivait avec tant de succès. Qu’il nous soit permis de saisir cette occasion pour exprimer notre reconnaissance envers ce savant distingué, qui, guidant et encourageant l’un de nous dans l’étude des sciences naturelles, et dirigeant les premiers essais de son pinceau, lui a mérité l’approbation des botanistes, et procuré les suffrages dont le public a bien voulu l’honorer.
Observations
Le genre Heritiers, fonde, ainsi que je viens de le dire, par Gmelin, n’a pas été généralement admis, faute d’avoir été sullisamment caractérise. Il ne peut cependant être réuni avec fondement à aucun de ceux de la même famille. Il se rapproche, il est vrai, des Dilatris et de l’Argolasia; mais il dillère des unes et de l’autre par son périgone, dont les segments sont inégaux et disposés sur deux plans. Il diffère en outre des premières par sa capsule, dont le réceptacle est soudé aux cloisons qui naissent de la face interne des valves, et par l’absence des rudiments d’étamines plus nombreuses; de la dernière, par ses étamines, qui sont au nombre de trois seulement. Il ne peut être confondu avec les Iridées, proprement dites, dont il s’éloigne par son stigmate presque. simple, et ses anthères qui souvrent en dedans. Il s’écarte des Wachendorfes et des Xiphidiums par son ovaire sondé au périgone. On ne peut done que le considérer comme un genre distinet, dont il laudra seulement changer le nom, celui d’Heritiera ayant été deja appliqué par Aiton à une plante d’un ordre très-différent. Sa place, dans l’ordre naturel, est entre les Iridées, proprement dites, et cette petite famille anomale qui renferme les Xiphidiums, les Wachendorfes, les Dilatris et l’Argolasia.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur un peu grossie, vue de face.
- Une des divisions intérieures du périgone avec l’étamine qu’elle supporte.
- Une des divisions extérieures du périgone.
- Une fleur épanonie, vue de côté.
- L’ovaire et le style.
- La capsule ouverte.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Heritiera tinctorum. H. folis ensiformibus, scapo superne villoso, floribus spicatis secundis bracteatis, spicis aggregato-corymbosis. Bosc. bullet. de la soc. philom. n. 19. p. 145.
- Heritiera tinctorum. Gmel. syst. nat. vol. 2. p. 113.
- Heritiera Gmelini. H. foliis angusto-irideis, acutis erectis paniculâ subcorymbiformi confertim fasciculosâ, floribus tomentosis. Mich. fl. Bor. Amer. 1. p. 21. t. 4.
- Dilatris heritiera. D. foliis angustis irideis erectis, paniculâ subcorymbosâ, petalis tribus linearibus, tribus alternis interioribus lanceolatis. Pers. ench. 1. p.54.
- Anonymos tinctori. Walt. fl. Carol. p. 68.