Pleea Tenuifolia
Pleea a Feuilles Menues
- 学名
- Pleea a Feuilles Menues
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 248
- 原书页码
- p.248
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 2.05∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Pleea tenuifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Juncaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Enneandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.9%,叶色 2.4%,主相是橙黄——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 7%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
木末芙蓉花,山中发红萼。涧户寂无人,纷纷开且落。
—— 唐·王维《辛夷坞》
借辛夷“自开自落”之境,写山谷百合的处境:无人看顾,也照旧把花开完。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1809 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Pleea Tenuifolia,归入灯心草科(Juncaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 248,见第 248 页,版式为纵幅,整幅以黄绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine de cette jolie plante est fibreuse, persistante. Elle donne naissance à une ou plasieurs tiges droites, hautes de quatre ou cinq décimètres, simples, greles, un peu feuillées, glabres et de couleur grisâtre.
Les feuilles radicales sont nombreuses, disposées en faisceau, comprimées en forme de glaive, très-grèles, hautes de deux décimètres environ, à peine larges de deux ou trois millimètres, rétrécies vers leur extrémité en pointe fine, glabres et d’un vert tirant sur le gris. Les feuilles culinaires, au nombre de trois ou quatre, sont plus courtes. Leur partie inférieure est membraneuse sur les bords, et roulée autour de la tige en manière de gaine. Leur partie supérieure est en forme d’alène, un peu comprimée sur les côtés. Cette dernière partie sort du dos de la première, un peu au-dessous de son sommet, de la même manière que les arêtes sortent des glumes dans les plantes du genre Bromus.
Les fleurs sont disposées en grappe au sommet de la tige. Elles sont assez grandes, peu nombreuses, supportées par des pédoncules longs de deux centimètres environ, exactement appliqués contre la tige, et renfermés avec elle dans une gaine formée par une bractée semblable aux fenilles caulinaires, mais plus courte. Chacun de ces pédoncules porte un peu au-dessous de son sommet une petite bractée membraneuse et lancéolée.
Le périgone est d’un jaune roux en forme de roue, divisé jusqu’à sa base en six segments lancéolés-linéaires, aigus au sommet, presque égaux entre eux, et longs de huit à dix millimètres. Il persiste jusqu’à la maturité du fruit, qu’il enveloppe.
Les étamines sont au nombre de neuf, un peu plus courtes que le périgone, a la base duquel elles sont insérées. Leurs filaments sont en forme de soies surmontés par des anthères vacillantes, oblongues, à deux loges, qui s’ouvrent par les côtés en s’étalant beaucoup.
Lovaire est libre, oblong, triangulaire. Il supporte trois styles courts, fili-formes, terminés par des stigmates simples. Il se transforme en une capsule à trois coques, qui se séparent lors de la maturité, et souvrent par leur angle interne. Chaque coque est formée d’une seule valve. Les graines sont nom-breuses, oblongues, arquées, fixées à l’angle interne des loges par un petit cordon qui, se prolongeant sur leur bord concave, vient former à leur extrémité opposée une sorte d’arête capillaire et contournée.
Histoire
La Pleea croit dans les lieus humides et découverts des forêts de la Caroline méridionale. Elle n’a pas encore été introduite dans les jardins de l’Europe.
Observations
Ce genre établi par Michaux a, ainsi qu’il le remarque lui-même, les plus grands rapports avec les Toffieldas ou Nartheciums. Il en diffère par ses étamines, qui sont au nombre de neuf, et par ses graines pédicellées, mais présente d’ailleurs la même conformation dans toutes les parties de la fructification.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- La capsule dans l’état de maturité.
- Graines.
- Une fleur séparée et étalée.
Fam. des Joncs. Juss.—Ennéandrie trigynie. Lin.
- Pleea tenuifolia. P. glaberrima, foliis angustissime ensiformibus, sensim acutissimis. Mich. fl. Bor. Amer. 248.
- Pleea tenuifolia. P. foliis ensiformibus attenuatis longissimis. Pers. enchir. 1. p. 451.