南乳鱼属·Galaxia Ovata
Galaxia Ovata
Galaxia a Feuilles Ovales
- 中文名
- 南乳鱼属·Galaxia Ovata
- 学名
- Galaxia a Feuilles Ovales
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 246
- 原书页码
- p.246
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.48∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Galaxia ovata:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monadelphia。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.1%,叶色 2.8%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 9%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
彼泽之陂,有蒲菡萏。有美一人,硕大且俨。
—— 《诗经·陈风·泽陂》
蒲即香蒲,与菖蒲同列水泽之草。三千年前的水边,人看见的是草,想起的是人——这是中国咏物诗最早的语法。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1809 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是南乳鱼(Galaxia Ovata),归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 246,见第 246 页,版式为纵幅,设色以橙黄为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Cette petite plante sort d’une bulbe ovale-oblongue, grosse comme une petite noisette, couverte de deux ou trois plants d’une tunique brune épaisse, composée de fibres longitudinales tres-fortes, que réunissent d’autres fibres transversales plos fines, de manière à former avec elles un réseau A jour très-régulier. La base de cette balbe émet un grand nombre de fibrilles rameuses et flexueuses. De son sommet nait une tige toujours très-courte, le plus souvent enfouie en totalité dans la terre, et couverte par des gaines membraneuses, dont l’intérieure, plus longue que les autres, se prolonge en une feuille radicale plus ou moins développée. Cette tige porte à son extrémité deux feuilles opposées, ovales-oblongues, longues d’environ vingt-cinq millimètres, un peu obtuses, cartilagineuses sur les bords, qui sont tantôt parfaitement entiers, tantôt finement dentés et ciliés. Chacune d’elles embrasse à sa base un faisceau de feuilles pareilles, mais plus petites, au milieu duquel naissent les fleurs. Celles-ei sont le plus souvent solitaires dans chaque fascicule, droites, sessiles et entourées par une bractée ou spathe univalve, membraneuse, blanchätre, ovale et rétrécie en pointe au sommet.
Le périgone est en forme d’entonnoir. Son tube est cylindrique, droit, grèle, long de quinze à ving-cing centimètres, jaune à sa partie supérieure. Son limbe, le plus souvent jaune, mais quelquefois pourpre ou violet, est divisé en six segments ovales-oblongs, un peu élargis au sommet, très-étalés, toujours jaunes à la base, suivant l’observation de Jacquin.
Les filaments des étamines, au nombre de trois soudes ensemble par leur base, et libres au sommet, sont insérés a l’entrée du tube du périgone, au-dessus de laquelle ils s’élèvent un peu. Les anthères sont jaunes, oblongues, droites, fendues à la base.
L’ovaire est ovale, soudé avec le périgone. Le style est filiforme, droit, terminé par un stigmate jaune, et divisé en trois lanières frangées.
Histoire
La Galaxia à feuilles ovales, ainsi que les autres espèces connues de ce genre, croit au Cap de Bonne-Espérance, où elle a été découverte par les voyageurs Sparmann et Thunberg. Suivant ce dernier auteur, ses flears se ferment à quatre heures du soir, et se roulent sur elles-mèmes en se fanant. On l’a introduite dans quelques jardins de l’Europe; mais elle est encore fort peu répandue. Nous la décrivons d’après des échantillons desséchés, recueillis au Cap par Bruguières, et conservés, ainsi qu’ane description manuscrite du même naturaliste dans l’herbier de M. Decandolle.
Observations
Il ne faut pas confondre notre plante avec celle qu’Andrewe a figurée sous le même nom dans le Botanical repository, et que M. Persoon a considéré avec raison comme une espèce distinete, & laquelle il a assigné le nom de Galaxia ciliata. Elle en diffère en effet par son port et par ses fleurs, dont le tube est constamment droit. Mais il est à remarquer que le caractère assigné par ce dernier auteur pour la Galaxia ovata est inexact, en ce qu’il indique les feuilles comme parfaitement glabres, tandis qu’elles sont souvent ciliées sur les bords.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Le périgone fendu dans sa longueur, et étalé.
- Le style.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Galaxia ovata. G. foliis ovatis, corollis rectis.
- Galaxia ovata. G. foliis ovatis margine cartilagineis glabris. Pers. ench. 1. p. 41.
- Galaxia ovata. G. subacaulis, foliis oblongis, spathâ univalvi unillorâ. Willd. sp. pl. 1. p. 583.
- Galaxia ovata. G. foliis ovatis. Thunb. prodr. 10. Nov. gen. p. 50. tab. 3. Jacq. coll. p. 137. Ic. rar. 2. t. 291. Cavan. diss. 6. p. 341. tab. 189. f. 2. Lam. dict. 2. p. 591.
- Ixia Galaxia. I. monadelpha, spathâ radicali, foliis ovatis planis nervosis. Lin. suppl. 93.