Ixia Plantaginea
Ixia Plantain
- 学名
- Ixia Plantain
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 198
- 原书页码
- p.198
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 蓝、橙黄
- 纵幅 1.82∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Ixia plantain:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.5%,叶色 4.1%,主相是蓝、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 8%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
满园花菊郁金黄,中有孤丛色似霜。
—— 唐·白居易《重陽席上賦白菊》
“满园花菊郁金黄”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1807 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Ixia Plantain,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 198,见第 198 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe arrondie, brune, de la grosseur d’une petite cerise, donne naissance à une tige feuillée, flexueuse, comprimée, à deux tranchants, haute de trois décimètres ou plus, et ferminée par un long épi de fleurs.
Les feuilles sont au nombre de deux ou trois, comprimées en forme de glaive, engainantes à leur base, aigues à leur sommet, marquées de nervures longitudinales, saillantes. L’inférieure nait immédiatement de la bulbe: sa gaine, assez courte, est renflée à sa base pour recevoir les cayeux qui se développent en cet endroit, Son limbe, long de 15 centimètres environ, et large de 12–15 millimètres, est étalé et courbé en faux. La supérieure, plus petite dans sa totalité, est insérée à la tige, un peu au dessus de son origine, et l’enveloppe par sa gaine jusqu’au près de la naissance des épis. Son limbe est court et presque droit. Il y en a quelquefois une troisième beaucoup plus petite.
Les fleurs sont d’une couleur bleue assez foncée, très-nombreuses, petites, sessiles, alternes et disposées le long de la tige sur deux rangs opposés, de manière a former un épi comprimé et imbriqué, au dessous duquel il en nait pour l’ordinaire un ou deux plus petits. Chacune d’elles est entourée à sa base par deux bractées persistantes, opposées, ovales, concaves et un peu inégales, dont l’extérieure, longue de 8–10 millimètres, est membraneuse sur les bords, et terminée par une courte arête. L’intérieure, plus petite, est presque entièrement membraneuse et marquée de deux nervures saillantes qui se prolongent chacune en une petite pointe.
Le périgone est en forme d’entonnoir, adhérent par sa base à l’ovaire; son tube est eylindrique, un peu plus long que les bractées, légèrement arqué et renflé auprès de sa gorge. Le limbe est à six divisions égales, étalées, oblon-gues, obtuses et concaves.
Les étamines sont au nombre de trois, insérées au tube du périgone, aussi longues que le limbe et un peu ascendantes. Les filaments sont capillaires; ils supportent des anthères oblongues, presque linénires, à deux loges, insérées par leur centre, et redressées.
L’ovaire est ovoide, à trois angles obtus, adhérent au périgone et renfermé entre les deux bractées. Le style est filiforme, égal en longueur aux étamines. Il se divise à son sommet en trois stigmates alongés et réfléchis. Je n’ai pas vu le fruit.
Suivant l’observation de Gawler, il se développe quelquefois de petites bulbes oblongues à la place des fleurs et entre les bractées.
Histoire
L’Isia plantain est indigène du Capde-Bonne-Espérance. Elle y a été trouvée communément par Thunberg, notamment dans le Carro et auprès de Swellendam.
Je n’ai pas vu cette plante vivante. La description précédente et la figure ont été faites d’après des échantillons desséchés.
Fam. des Iris. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Ixia plantaginea. I. polystachia spica imbricatà disticha, foliis ensiformibus nervosis. Willd. Sp. pl. 1. p. 200.
- Ixia plantaginea folis linearibus strictis, spica disticha imbricati. Ait. Kew. 1. ?. 59.
- Watsonia plantaginea. W. foliis lineari-ensiformibus strictis, infimo falento compresso fistuloso, cæteris plano solidis, caule alato ancipiti, spicâ distichâ subamentiformi, limbo aquali campanulato patente. Gawl. in Curt. bot. mag. 353.
- Gladiolus plantagineus. G. spicâ imbricatâ distichâ subramosi, foliis ensiformibus nervosis. Pers. enchir. 1. p. 46.
- Gladiolus alopecuroides. Thunb. diss. de Glad. № 14. prodr. 8.
- Gladiolas alopecuroides. G. foliis linearibus, spicâ distichâ imbricatâ. Lin. Sp. pl. 54. Amœn. acad. 4. p. 301. Lam. Dict. 2. p. 725.