Commelina Dianthifolia
Comméline a Feuilles d’Œillet
Comméline a Feuilles d’Œillet
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 390
- 原书页码
- p.390
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 蓝、蓝紫
- 纵幅 1.72∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Commelina dianthifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Juncaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.4%,叶色 4.1%,主相是蓝——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 7%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
木末芙蓉花,山中发红萼。涧户寂无人,纷纷开且落。
—— 唐·王维《辛夷坞》
借辛夷“自开自落”之境,写山谷百合的处境:无人看顾,也照旧把花开完。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1812 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Commelina Dianthifolia,在分类体系中列于灯心草科(Juncaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 390,对应原书第 390 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine de cette Comméline est composée d’un faisceau de tubercules fusiformes, entre lesquels sont des fibres radicales, rameuses. Elle donne naissance à une tige grêle, foible, dressée, rameuse, articulée, haute de six ou huit décimètres, verte, légèrement pubescente dans les parties nouvellement déve loppées, glabre dans celles qui le sont depuis quelque temps, présentant de distance en distance des renflements ou articulations séparées par des intervalles de dix ou quinze centimètres.
Les gaines des feuilles sont glabres, marquées de nervures violatres, cilices sur le bord, surtout dans le bas, tantöt entières, tantôt fendues latéralement. Le limbe est linéaire, aigu, long d’un ou deux décimètres, a peine large d’un centimètre, marqué de cinq nervures, très-finement cilié. Dans les feuilles infé rieures, il se rétrécit vers la base qui présente de longs cile, pareils à ceux de la gaine.
Les fleurs sont terminales, disposées comme dans la plopart des autres espèces da même genre. Les pédoncules sont glabres, longs de six à dix centi-mètres. Au premier aspect, ils paraissent terminaus; mais ils sont véritablement latéraux, et naissent de l’aisselle des feuilles supérieures. L’involuere est lan-céolé, en forme de cœur à sa base, qui est pliée longitudinalement, rétréci en pointe vers son extrémité, qui est à peu près droite et plane. Les pédicelles sont au nombre de sept ou huit, glabres, arques, assez épais, longs de six millimètres environ.
Le périgone est à six divisions étalées. Les trois extérieures sont vertes, ovales, tres-petites, obtuses, à l’exception de la supérieure, qui est plus étroite et aiguë. Les trois intérieures, beaucoup plus grandes, sont bleues, ovales-arrondies, un peu en forme d’as de pique, légèrement dentelées sur le bord, supportées par un onglet court. L’inférieure est presque sessile.
Les étamines sont an nombre de six, dont trois stériles et trois fertiles. Les filaments de ces dernières sont en forme de soies, glabres, bleus, arqués, dejetés vers la partie inférieure de la flenr, aussi longs, on plus longs que le périgone. Les anthères sont ovales, bleues, insérées par le milien, a deux loges qui souvrent en dedans. La moyenne est en forme de fer de flèche. Le filamen. qui la supporte est plus court et plus droit que les autres.
Les filaments des étamines stériles sont également bleus, mais plus courts et plas déliés. Les fausses anthères qu’ils supportent sont d’un jaune pâle.
Lovaire est libre, ovale, petit, vert; le style est filiforme, trèsarqué, terminé par un stigmate petit et triangulaire.
Le fruit est une capsule ovale, irrégulière, à trois loges, à trois valves. Deux de ces loges contiennent chacune deux graines ovales, grises, bosselées, comme chagrinées. La troisième, qui ne souvre pas naturellement, n’en renferme qu’une, qui est pent-être imparfaite.
Histoire
Nous ignorons quelle est la patrie de la Commeline à feuilles d’oeillet. L’un de nous la cultive dans son jardin depuis deus ans. Les fleurs s’épanouissent de trés-bonne heure, et se fanent avant huit heures du matin. Elle fleurit au commencement de juillet.
Observations
La Comméline à feuilles étroites (C. angustifolia), indiquée dans la Flore de l’Amérique septentrionale de Michaux, ressemble beaucoup à notre plante, ainsi que nous avons pu nous en assurer en examinant les échantillons recueillis par ce célébre voyageur; mais elle en diffère, soit parce que, suivant le caractère qu’il en a donné, ses fleurs n’ont que deux pétales, soit parce que les involucres sont beaucoup plus courts et asser semblables, pour la forme, a ceux de la Comméline commune.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Le fruit.
- Une graine.
Fam. des Joncs. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Commelina dianthifolia. C. petalis subæqualibus, foliis lineari-lanceolatis glabris, vaginis eiliatis, involucris longè pedunculatis cordato-lanceolatis basi conduplicatis.