Sisyrinchium Collinum
Sisyrinche des Collines
- 学名
- Sisyrinche des Collines
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 250
- 原书页码
- p.250
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.91∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Sisyrinchium collinum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monadelphia。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.6%,叶色 2.5%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 8%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
别后相思隔烟水,菖蒲花发五云高。
—— 唐·元稹《寄贈薛濤》
“别后相思隔烟水”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1809 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Sisyrinchium Collinum”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 250,见第 250 页,版式为纵幅,设色以橙黄为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
La racine de cette plante est une sorte de bulbe arrondie, noiritre, dont les écailles sont dures, épaisses, demi-ligneuses, soudées ensemble par leurs bords, disposées sur deux ou trois plans, percées d’un grand nombre d’ouvertures allongées, au travers desquelles sortent les fibres radicales. Celles-ci naissent du lieu de jonction de la tige avec un tubercule sphérique, qui a quelque analogie avec ceux des Orchis, et qui est situé au milieu des écailles. Cette singulière racine émet par son sommet une tige haute de trois ou quatre déci-mètres, cylindrique, striée, droite dans le bas, un peu coudée dans sa partie moyenne, simple, ou un peu rameuse, parfaitement glabre, ainsi que tout le reste de la plante, couverte inférieurement par des gaines membraneuses. Elle n’est accompagnée d’aucune feuille radicale. Vers sa partie moyenne, elle porte une feuille linéaire, pointue, longue de quatre à cinq décimètres, creusée en gouttière et engainée à sa base, mais nullement comprimée en forme de glaive. Elle donne ensuite naissance à trois ou quatre feuilles beaucoup plus courtes, situées à l’origine des rameaux, qu’elles embrassent en manière de spathe. Ceux-ci sont simples, peu nombreux, et portent à leur extrémité une fleur solitaire, dont le pédoncule est enveloppé par une spathe à deux valves, lancéolées, foliacées, pointues et presque égales entre elles.
Le périgone, dont la couleur est tantôt jaune, tantôt rositre, est divisé jusqu’à sa base en six segments étalés, ovales-oblongs, longs de quatre centimètres environ, rétrécis à la base, obtus au sommet, marqués dans toute leur longueur d’une nervure moyenne noirâtre.
Les étamines, au nombre de trois, n’atteignent pas la moitié de la longueur des segments du périgone. Leurs filaments sont soudés ensemble dans presque toute leur longueur, de manière à former un tube qui enveloppe le style. Les anthères sont oblongues, redressées, assez volumineuses.
L’ovaire est soudé au périgone. Il est allongé, presque cylindrique, relevé dans sa longueur de six arètes un peu proéminentes. Le style est égal en lon-queur aux étamines. Les stigmates, que nous n’avons pas bien pu examiner, à cause de l’état de dessiccation des échantillons qui ont servi à notre description, sont, suivant Thunberg, un peu renflés au sommet, triangulaires, partagés en deux lèvres, dont l’extérieure est obtuse, échancrée, et l’intérieure est divisée, en deux lanières, courtes, aiguis et recourbées.
Histoire
Le Sisyrinche des collines est originaire du Cap de Bonne-Espérance. Il a été cultivé dans quelques jardins de l’Europe, mais ne parait pas avoir encore été introduit dans ceux de France.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur ouverte.
- L’ovaire et le style.
Fam. des Iris. Juss.—Monadelphie triandrie. Lin.
- Sisyrinchium collinum. S. scapo tereti subramoso folio caulino lineari-acuminato breviore, petalis oblongis acutis. Willd. 3. 578.
- Sisyrinchium collinum. S. scapo tereti, folio dependente, laciniis corollæ subæqualibus. Cavan. diss. 6. p. 346.
- Moræa collina. Thunb. diss. de Moræâ, p. 11. n. 13.
- Moræa collina. M. scapo tereti ramoso, folio unico lineari-ensiformi scapum superante, stigmatibus bilabiatis. Jacq. ic. rar. 2. t. 226.