Sisyrinchium Convolutum
Bermudienne Roulée
Bermudienne Roulée
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 47
- 原书页码
- p.47
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.37∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Sisyrinchium convolutum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.1%,叶色 5.1%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 14%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
手把菖蒲对佳节,兴来呼酒劝同僚。
—— 宋·王十朋《五月四日與同僚南樓觀競渡因成小詩四首明日同行可元章登樓又成五首 其二》
“手把菖蒲对佳节”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1802 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Sisyrinchium Convolutum”,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 47,对应原书第 47 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette espèce de Bermudienne ressemble aux Isia par son feuillage, aux Tradescantes par sa floraison, et à l’Ornithogale jaune par sa corolle.
Ses racines sont de longues fibres cylindriques, blanches et presque simples; ses tiges sont droites, longues de 6–10 centimètres: elles ne se ramifient point, et sont presque entièrement cachées par les feuilles; celles-ci naissent soit du collet de la racine, soit le long des tiges: elles sont embrassantes et un peu engainantes à lear base, à la manière des Iridées, linéaires, presque en forme de glaive, pointues, d’un vert légèrement glauque, et souvent plus longues que la tige.
Au sommet de la tige se trouvent quatre bractées membraneuses, oblon-gues, aiguës, qui se recouvrent les unes les autres, et cachent ordinairement les boutons des quatre fleurs: ces boutons se développent successivement, de sorte qu’au premier coup-d’œil on croirait les fleurs solitaires; à l’époque du développement, le pédicelle salonge jusqu’à 4 centimètres, sort des bractées, et soutient une fleur jaune, fugace, et d’une grandeur qui dépasse toutes celles de ce genre.
La corolle est posée sur l’ovaire, entièrement dépourvue de tube, en forme de roue, divisée très-profondément en six lanières ovales, un peu clargies vers le haut, à peine pointues, marquées en dessus par un sillon longitudinal; après la floraison, ces lanières se roulent en dessus sur elles-mêmes du sommet à la base, pais se flétrissent et se détruisent.
Les filets des étamines sont jaunes, insérés au fond de la corolle, réunis par la base, divergente et en forme d’alène dans la partie supérieure; les anthères sont jaunes, linéaires, d’abord droites, puis vacillantes, et divisées en deux cornes du côté inférieur après la fécondation.
L’ovaire est placé sous la corolle, à trois angles, à trois faces, d’un vert luisant; le style est droit, assez court, surmonté de trois stigmates divergents, aigus, grèles, jaunes, alternes avec les filets des étamines; après la floraison, l’ovaire grossit et se change en une capsule ovoïde trigone, à trois faces marquées d’un sillon longitudinale, à trois valves, à trois loges qui renferment un grand nombre de petites graines brunâtres, oblongues et un peu courbées.
Histoire
Cette plante est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance; elle a été envoyée, il y a trois ans, au Jardin des Plantes de Paris, par M. Nocca, botaniste ita-lien, sous le nom de Sisyrinchium convolutum, que je lui ai conservé.
Elle fleurit à la fin du printemps. ♃. On la multiplie en divisant les racines.
Observations
La Bermudienne roulée se distingue facilement de toutes les espèces de ce genre à sa fleur jaune, presque en forme de roue: on ne pourrait la confondre qu’avec la Bermudienne à grande fleur (Sisyrinchium grandiforum. Cav.); mais elles’en distingue sans peine, parce qu’elle n’a pas la racine bulbeuse: au reste, la Bermudienne à grande fleur doit peut-être, à cause de cette racine bulbeuse, être rapportée au genre Galaxia.
L’espèce que nous venons de décrire présente deux anomalies remarquables au caractère générique des Bermudiennes; 1.° sa corolle n’olfre pas de tube prononcé; 2.° les filets de ses étamines ne sont réunis que par la base et non dans toute leur longueur.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La corolle détachée de l’ovaire, et vue en dessus pour montrer les étamines séparées du pistil.
- Le pistil.
- La capsale.
- Quelques graines.
Fam. des Iridées. Juss.—monadelphie Triandrie. Lin.
- Sisyrinchium convolutum. S. radice fibrosâ, caule simplici tereti, spathâ sub-quadrillora, corolla subrotata laciniis obovatis.
- Sisyrinchium convolutum. Nocca, ex Hort. Plant. Paris.