假黄精
Smilacina Racemosa
Smilacine en Grappe
- 中文名
- 假黄精
- 学名
- Smilacine en Grappe
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 230
- 原书页码
- p.230
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.51∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Smilacina racemosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。中文名“假黄精”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.2%,叶色 13.7%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 20%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
方石斛栽香百合,小盆山养水黄杨。
—— 宋·陆游《龟堂杂兴十首 其五》
“方石斛栽香百合”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1807 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。假黄精(Smilacina Racemosa)是本图的主角,在分类体系中列于天门冬科(Asparagaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 230,对应原书第 230 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine de cette plante est épaisse, charnue, blanche, noueuse. Elle pousse une tige un peu tortueuse, anguleuse, haute de 2 à 3 décimètres, presque toujours simple, tres-rarement bifurquée, légèrement pubescente, ainsi que le reste de la surface, garnie dans toute sa longueur de feuilles alternes, et termi née par une grappe droite et rameuse, composée de petites flears blanches.
Les feuilles sont ovales-oblongues, terminées en pointe, marquées de nervures longitudinales, garnies de très-petits poils sur les nervures, et surtout sur les bords, presque sessiles et demi-embrassantes dans la partie supérieure de la tige, rétrécies en une gaine courte dans la partie inférieure de la plante.
La grappe de flears est droite, terminale, rameuse: ses pédicelles sont pu-bescents; chacun d’eux sort de l’aisselle d’une très-petite bractée. Les fleurs sont petites, en assex grand nombre; leur périgone est libre, divisé en six parties profondes, lancéolées, aiguës, ouvertes en étoile et facilement caduques. Les étamines placées devant chacun des lobes du périgone sont droites, écartées, un peu plas longue que le périgone, terminées par des anthères blanchâtres. L’ovaire est arrondi, surmonté din style court et simple. Le fruit est une baie ronde, parsemée d’un grand nombre de points rouges à sa maturité.
Histoire
La Smilacine en grappe croit naturellement dans la Virginie et dans le Canada. ♃.
On la caltive dans tous les jardins botaniques, où elle se distingue par son feuillage élégant et ses baies tachetées.
Observations
Le genre Smilacina est un démembrement des Convallaria de Linné. Tournefort avait réuni les espèces qui le composent au genre Smilax, avec lequel elles ont en effet de si grands rapports, qu’elles n’en diffèrent que par leur port herbacé et la réunion des sexes dans la meme fleur; ce seul exemple sullirait pour prouver que la division des Asparagées proposée par Ventenat est contraire aux analogies naturelles. Les Smilacines ont le périgone à six parties divisées jusqu’à la base; ce qui les distingue des Muguets et des Poly-gonates: leur périgone est à six parties, et non à quatre; ce qui les sépare des Mayanthèmes, avec lesquels elles ont cependant des rapports très-intimes. Ce genre a été établi par Mench sous le nom de Polygonastrum, et par Desfontaines sous celui de Smilacina, qui rappelle la classification de Tournefort.
Forskahl cite la Smilacina racemosa parmi les plantes indigènes de l’Egypte; mais il est très-probable que, sous ce nom, il a désigné une plante différente de celle d’Amérique.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Smilacina racemosa. S. folis sessilibus ovatis nervosis, floribus terminalibas racemoso-paniculatis. Desf. ann. Mus. 9. p. 51.
- Polygonastrum racemosum. P. caule flexuoso tereti erecto, foliis alternis semi-amplexicaulibus, racemo terminali erecto simplici. Mœnch. meth. 637.
- Convallaria racemosa. C. foliis sessilibus, racemo terminali composito. Lin. Spec. 459. Mill. Dict. n. 8. Lam. Dict. 4. p. 370.
- Convallaria racemosa. C. tota pubescens, foliis subpetiolatis oblongo-ovalibus longissime acuminatis, racemo terminali ramoso. Michaux. Fl. bor. amer. 1. p. 202.
- Convallaria racemo composito. Roy. Lugd-b. 26.
- Convallaria foliis alternis, racemo terminali. Hort. Cliff. 125. Gron. Virg. 38.
- Polygonatum racemosum. Corn. Canad. 36. t. 37.
- Polygonatam ramosum et racemosum spicatum. Moris. hist. 3. p. 537. s. 13. t. 4. f. 9.
- Polygonatum racemosum americanum Ellebori albi folis amplissimis. Pluk. alm. 301. t. 311. f. 2.